Article d’ Isabel Jan-Hess, paru dans la Tribune de Genève du 23 octobre 2016:

Pour les socialistes carougeois, l’amélioration de la qualité de vie des aînés réside dans les contacts intergénérationnels. Afin de favoriser des rencontres, le parti veut leur ouvrir les restaurants scolaires de la commune. Il a déposé une motion en ce sens.

«On vit dans une société de ghetto où les différentes catégories de population restent entre elles, affirme la socialiste Solange Decnaeck. Ce projet vise à permettre à des retraités de partager des moments avec des enfants ou des adolescents. D’autres villes, comme Lyon, ont mis ce type de projets en place et l’impact psychologique de ces contacts est positif tant pour les jeunes que pour les retraités.»

Les motionnaires évoquent également plusieurs facteurs comme la dépression, le stress et le manque d’estime de soi, qui touchent des personnes isolées. «Beaucoup d’aînés souffrent de solitude à Carouge et certains ont des difficultés financières», poursuit la conseillère municipale. Manger un repas à prix abordable en compagnie d’enfants serait dès lors profitable aux uns comme aux autres.

Des arguments que ne partage pas le PLR Claude Morex, qualifiant le projet de «fausse bonne idée». Selon lui, les structures d’accueil, déjà surchargées, n’ont pas suffisamment de place et les retraités trouvent déjà moult activités au club des aînés. «Et je ne suis pas sûr que des personnes âgées aient des discussions très constructives avec des enfants de 8 ans», avance-t-il.

Le texte, transformé en postulat par la PLR Céline Zuber, a été accepté à une très courte majorité des élus. A l’Exécutif, maintenant, de revenir devant le Conseil municipal avec une proposition concrète.